Et si on décryptait le bilan 2020-2026 revendiqué par la liste de M. DESFORGES ?

Depuis plusieurs jours, sur le réseau Facebook, et plutôt que de nous parler de ses projets, l’équipe de Monsieur Antoine Desforges nous propose un bilan.
Ce bilan, tel qu’il est présenté, nécessite quelques éclaircissements pour ne pas s’en tenir à une image un peu trop flatteuse.
Nous vous proposons des compléments d’information afin que chacun puisse remettre en perspective les sujets abordés.
Nous le ferons chaque fois que cela sera nécessaire.
« Transition écologique »
Publication Facebook / liste de A. Desforges



Nos éléments de décryptage
Le « plan de sobriété » énergétique de la commune a certes conduit à des économies financières… mais il est loin d’être suffisant.
Nous continuons à chauffer des passoires thermiques, et donc à consommer beaucoup plus d’énergie que nous le devrions ! Cela conduit à un gaspillage d’argent public, mais a aussi des répercussions environnementales notables, notamment sur les ressources naturelles.
Il est indispensable d’avoir une politique de transition écologique autour de nos bâtiments communaux bien plus volontariste.
La décision de « baisse des températures dans les salles » s’est effectuée sans concertation de l’ensemble des associations et clubs ni prise en compte des activités qui s’y déroulent. Cela amenant aujourd’hui à des températures parfois non adéquates aux activités. Exemple 15° pour la danse classique.
Une « baisse raisonnée » (pour reprendre le terme employé) doit être mieux « réfléchie » et réellement concertée. L’humain ne doit pas être oublié dans les prises de décision.
Si nous approuvons les économies globales réalisées sous le budget de fonctionnement pour les consommations et l’éclairage public, il aurait été intéressant de nous présenter le montant des investissements qui ont été nécessaires pour ces économies.
Il est également à regretter que l’extinction généralisée n’ait pas fait l’objet d’une concertation.
« Pour une ville inclusive »
Une « ville inclusive » est une ville qui n’exclut personne : nos aînés bien évidemment, mais aussi l’ensemble des autres populations potentiellement vulnérables : nos jeunes, les personnes privées d’emploi, les personnes porteuses d’un handicap, les communautés, … Aborder cette notion via des focus spécifiques nous semble plutôt maladroit.
« Nos aînés »
Publication Facebook / liste de A. Desforges



Nos éléments de décryptage
Il est en premier lieu à noter que les préoccupations et actions communales en faveur des aînés (portage des repas, partenariat avec le club des aînés) sont historiques et ne datent pas du mandat 2020-2026 ; première appropriation.
De même, il est à rappeler que la décision de construction du nouvel EHPAD a été prise sous la mandature de M. Roland Blanchet et non sous la mandature 2020-2026 ; deuxième appropriation.
Concernant les montants affichés :
- Les 12 millions d’euros annoncés résultent de plusieurs prêts sur 40 ans, dont la commune s’est portée garant à 50%.
- Les 4 millions d’euros pour les travaux de la résidence autonomie, proviennent essentiellement du portage de l’opérateur « Polygone ».
La commune a investi 65 000 € pour la création d’une salle d’activités gérée par le CCAS.
Les élus de l’opposition avaient clairement soutenu ce projet (même dans l’opposition quand un projet convient, on vote pour).
« Les écoles »
Publication Facebook / liste de A. Desforges



Nos éléments de décryptage
L’inclusion ne se limite pas à la notion d’accessibilité : cette dernière en est une composante, mais n’est pas suffisante.
Mais penchons-nous tout de même sur cette notion d’accessibilité.
Parler de l’« accessibilité dans les écoles » est restrictif. Traiter le sujet de l’accessibilité ne peut se limiter à simplement regarder la façon dont l’accessibilité est traitée dans « l’enceinte de l’école ».
L’accessibilité des écoles, c’est aussi la façon dont on peut rejoindre ces écoles. Ce sujet est complètement occulté, et pourtant aurait nécessité une certaine attention pour toutes les écoles de Vic : avec une prise en compte de l’environnement des écoles, de l’accessibilité des rues adjacentes et au-delà.
Au sujet des investissements pour l’école de Longues, nous pouvons regretter que certains choix opérés et la gestion du projet aient conduit à une maîtrise budgétaire insuffisante, aboutissant à un coût final nettement supérieur au montant initialement prévu (environ 4.6 millions € HT au départ pour près de 7 millions € HT aujourd’hui).
« Les services publics »
Publication Facebook / liste de A. Desforges




Nos éléments de décryptage
La Maison France Services, c’est 120 000 € par an de financement purement communal (choix de l’équipe municipale), alors que cette structure devrait faire l’objet d’un financement intercommunal, car utilisée par de nombreux habitants de Mond’Arverne.
Des horaires d’ouverture des services publics (Maison France Services, ainsi que ceux de la mairie – notamment pour les cartes d’identité mais pas seulement) avec un certain volume d’heures, qui ne sont toutefois, pour l’essentiel, pas compatibles avec le rythme de la population active.
La Maison France Services apporte des services nouveaux à la population, c’est là même sa raison d’être, mais la commune (ses habitants et usagers) a néanmoins beaucoup perdu avec le départ de La Poste et notamment de la Banque Postale : les habitants doivent désormais se rendre aux Martres-de-Veyre pour effectuer des opérations bancaires.
« La mobilité »
Publication Facebook / liste de A. Desforges



Nos éléments de décryptage
La piste cyclable entre Vic et Longues est un projet du Conseil Départemental du Puy-de-Dôme et non de la commune… Il est à noter que Monsieur Antoine Desforges, également conseiller départemental, avait voté contre le budget du Département pour des raisons politiques.
Heureusement pour la commune, le budget a été voté sans sa voix, ce qui nous a permis de bénéficier de cette belle piste cyclable… mais qui pose encore quelques questions en termes de sécurité.
La navette Vic-Longues est actuellement gérée par la commune. Le service a été réduit à 5 allers-retours par jour sur l’année scolaire 2025-2026 au lieu de 9 (saison précédente).
« Les circulations douces ont été favorisées » : c’est un peu court …nous aurions bien aimé avoir quelques éléments plus concrets pour étayer cette allégation…
Les « nouvelles solutions » de mobilité annoncées comme arrivant « très vite » ne seront pas effectives avant …2028. Les mobilités au sein du périmètre de Mond’Arverne – y compris pour la navette – seront assurées par le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’Agglomération Clermontoise (SMTC-AC).
« Les city-stades »
Publication Facebook / liste de A. Desforges



Nos éléments de décryptage
Les city-stades : une belle réalisation, mais à quel prix ?
Les city-stades faisaient partie du programme de la mandature 2020-2026, au moment où de nombreuses installations de ce type voyaient le jour en France. Ce n’est que tardivement, fin 2024, que cette réalisation a été lancée.
Ce manque d’anticipation a abouti à « un investissement concret pour le sport » … qui endette la commune à hauteur de 172 500€ HT au lieu des 43 200€ HT prévus !
En effet, la commune a engagé des dépenses (signature de contrats) sans avoir la certitude de recevoir les subventions escomptées (80%).
Où est le principe de prudence ?
A ces dates, les subventions de l’Agence Nationale du Sport et des Fédérations – mises en place dans le cadre de l’incitation au sport des Français avant les JO 2024 – ont été refusées. Heureusement, en dernier recours, le Fonds d’Initiatives Communales (FIC) a été utilisé pour 20 % de subvention, seulement.
La concentration des équipements sportifs (en libre-accès) au niveau du complexe sportif André Boste – donc en périphérie de bourg – aurait dû faire l’objet d’une concertation avec la population.
« La vie scolaire »
Publication Facebook / liste de A. Desforges



Nos éléments de décryptage
La natation est un « enseignement prioritaire » national. A ce titre, la commune est dans l’obligation de favoriser l’accès à la piscine de son territoire (obligations de moyens) : prise en charge des séances de piscine, mais aussi prise en charge des déplacements occasionnés (Question écrite n°11544 16e législature JO Assemblée Nationale).
Il est par ailleurs à noter que le nombre de créneaux de piscine alloués a diminué ces dernières années.
« Le patrimoine »
Publication Facebook / liste de A. Desforges



Nos éléments de décryptage
L’acquisition du Chai a coûté… 300 000€ (frais de notaire compris) ! La question d’une soi-disant « stratégie » se pose.
En effet, plutôt que d’employer cet argent pour assurer la réfection du patrimoine communal ayant un besoin impérieux d’entretien, l’équipe municipale sortante (hors membres de l’opposition) a fait le choix d’acquérir un nouveau bâtiment pour un montant conséquent, nécessitant de surcroît des travaux, … et surtout sans besoin manifeste ! Combien de fois par an, ce bâtiment non chauffé et obscur, est-il utilisé ? Il serait donc plus exact de parler d’un achat « d’opportunité » que « stratégique ».
Cet achat est déraisonnable : les finances communales ne permettent pas le luxe de s’offrir des bâtiments certes historiques mais inadaptés aux besoins. Il est par ailleurs à rappeler que ce bâtiment était autrefois un bâtiment appartenant à la commune, qui l’avait vendu, probablement faute d’usage.
« Les outils de communication »
Publication Facebook / liste de A. Desforges




Nos éléments de décryptage
La fréquence des bulletins municipaux a diminué.
Bulletins municipaux plutôt incomplets, qui ne traduisent qu’une partie de l’information sur un sujet traité ou tronqué.
Exemple de l’extension du Dojo pour stockage (35 m²) : première information avec annonce de lancement avec son coût initial (60 000 € HT), deuxième information sur le même sujet relatant l’inauguration sans préciser le coût final (120 000 € HT).
Les omissions (volontaires ou pas ?) des montants finaux dans les informations communiquées aboutissent à un manque de transparence certain pour les habitants.
Les réseaux sociaux (Facebook) sont devenus la principale source d’information (même pour les élus !). Il va sans dire que ce mode de communication est loin d’être suffisant, tout le monde n’étant pas sur les réseaux, et les informations y figurant étant nécessairement réduites à un strict minimum.
Nous aurons un beau panneau sur l’autoroute pour faire de la publicité sur la « Comté d’Auvergne ». Dommage que l’offre d’accueil touristique ne suive pas…
